Les camps Viet-minh....les camps de la mort

Publié le par lio21121

 

 

 

 

LEURS CAMPS DE PRISONNIERS ONT DESHONORE LEUR VICTOIRE


 

C'est par cette phrase que Monsieur Yves Chabrier termina son témoignage sur les conditions de vie dans les camps du Viet-minh.....c'était en 2008 lors de notre premier entretien.

Il me raconta le vécu d'une captivité inhumaine qui tua deux prisonniers sur trois et détruisit le troisième au fond de lui même, lui seul pouvait le faire.

Eux seuls pouvaient le faire. Eux seuls avaient le droit de le faire et ils estiment qu'ils en avaient le devoir.

 

Yves CHABRIER sergent au 1er BPC 2ème Cie présent à Dien Bien Phu sur Eliane 2, frère d'Armes de mon oncle l'Adj Lionel Cassiède, il sera fait prisonnier le 7 mai 1954 sur le PA d'Eliane2, interné au camp 75, il sera libéré à Sam Son le 20 Août 1954.....Il témoignera de son calvaire dans l'ouvrage intitulé :

 

 

'' Les soldats perdus ''

 

Les soldats perdus

 

 

 

Le DVD :

 

Et les témoignages des prisonniers d'Hô Chi Minh

 

 

DVD Face à la mort


 

 

Carte de l'emplacement des principaux camps :

 

Emplacements des Camps

 

 

carte PIT 2

 

Supprimés ou peut-être jamais inscrits dans la mémoire des Français, les prisonniers de la ‘’sale guerre ‘’ d'Indochine, revenus de l'interminable et tragique embuscade de la RC4, des contre-assauts furieux de Dien Bien Phu menés à bout de force et de sang, nous avaient fait trembler de stupeur et d'émotion en surgissant des ombres de la forêt... quand les armes s'étaient tues. Décharnés, barbus, hébétés, le regard ébloui par la lumière retrouvée, ils avançaient en titubant vers la liberté retrouvée.

 

Un grand hebdomadaire avait alors titré son reportage: ‘’ Le retour des soldats perdus ‘’.

Ces revenants hirsutes, cireux, amaigris, revenaient d'un enfer inconnu, celui des camps viets. Ni barbelés, ni miradors. Mais un terrain nu entouré de jungle. Une immense prison, dense, impénétrable. Quelques paillotes effrangées. Un sol dur. Les poux, les punaises, les rats qui rongeaient les yeux et les oreilles des malades ou des blessés.

 

Des conditions de vie effroyables. Absence totale d'hygiène corporelle, eau rationnée, pas de savon, pas de rasoir. Carence complète d'assistance médicale. Aucun médicament. Les accès de fièvre, la dysenterie qui tordait les corps, le typhus, le scorbut, l'avitaminose. Et les morts qu'il fallait enterrer en creusant la terre avec ses mains.

 

Toute tentative d'évasion était vouée à l'échec. La forêt préhistorique, sombre et spongieuse, forme une immense et inexpugnable prison. Au cœur de cette incarcération végétale, ces souffrances, ces dépérissement imposés paraissaient presque supportables comparés à l'effrayante pression morale, mentale exercée par les commissaires politiques, ces moines rouges, intégristes et implacables appliquant leur nouvelle technique <<du lavage de cerveau>>.

 

Une psychiatrie à l'envers assortie de chantages, de punitions publiques, de promesses au compte-gouttes d'une chance de libération contre des textes condamnant les '' criminels colonialistes '', la signature de manifestes pour la paix '' au nom du peuple français ''.

 

Un écrasement systématique de l'esprit qui, après avoir brisé le corps de ces hommes, épuisés de s'être tant battus, les forçait à renier tout ce qui avait fait leur force, le pays, l'armée, le système qui avait alimenté leur guerre.

 

Le prix d'un séjour de quelques mois dans ces camps a été terrible. 60% de pertes. Un pourcentage équivalent à celui des déportés pendant quatre ans dans les camps nazis. Rentrés en France, les rescapés de cette captivité atroce et hallucinante n'intéressaient plus personne. Ignorés, suspectés, méprisés, ils se sont murés dans le silence. Pendant soixante ans. Pour quelles raisons ?

 

 

 

Autre ouvrage :

 

Auteur: Robert Bonnafous

Edition: centre d'Histoire militaire et d'études de défense nationale

Année: 1985

 

Le colonel Robert Bonnafous à présenté cette thèse d'université qui concerne les prisonniers des Viets entre 1945 et 1954 (en particulier sur la RC4 ainsi qu'à Dien Bien Phu).

 

 

R. Bonnafous

 

 

 

LE CAMP 70 :

 

Le camp où l'Adj Lionel Cassiède fut interné

Fait prisonnier sur le PA d'Eliane 2 le 8 mai 1954 et libéré à Sam Son le 31 Août 1954

Ci-dessous une photo de l'Adj Lionel Cassiède, photo extraite de l'ouvrage de R.Bonnafous page 192....page de gauche, en bas....... ''......C........Lionnel, sergent au 1er BPC...etc ....''

 

image-7

 

 

Ci-desous les cartes ( source Mr Guy Delaise ) et l'itinéraire des prisonniers de DBP jusqu'au camp 70.....

 

Itineraire-de-DBP-a-THO-XUAN.jpg

 

Zone-de-detention-du-THANH-HOA-2.jpg

 

Camp-70.jpg

 

Prisonniers-a-DBP-copie-1.jpg

Publié dans INDOCHINE

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G
Bonjour,
Je ne pense pas que cette information soit fondée mais on a vu pire.
Par contre, mon meilleur camarade qui fut pris à DBP et emprisonné au camp 75 m'a affirmé que l'armée lui avait retenu sa prime d'alimentation de sa solde pendant la durée de sa captivité.
Cordialement.
Gantheret
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R
Bonsoir,

Je crois que selon un message de 2014 vous connaissiez un camarade qui était familier avec le chiffreur de voix - l'AZ-13. En 2015, j'ai acquis ce chiffreur AZ-13 américain en état neuf (dans son emballage d'origine) qui fait maintenant partie de ma collection. Si votre collègue est toujours parmi nous, serait-il possible que je vous envoie une photo de ce chiffreur pour qu'il puisse l'étudier et possiblement confirmer que c'est bel et bien le bon appareil?

Bons souhaits du Canada,

Richard Brisson
www.campx.ca
D
Je travaille actuellement sur un livre concernant la guerre d'Indochine. Je me suis laissé dire, mais je n'ai aucune référence, que la France avait remboursé aux Viets après l'armistice suivant la conférence de Genève les frais d'hébergement et de nourriture des prisonniers français dans les camps viets !!! Je remercie quiconque pourrait me confirmer cette affirmation et me donner des références.
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G
je suis à la recherche de la localisation du camp de prisonnier D où furent envoyés les commandos rescapés de ninh binh
C


Une pâge de notre histoire volontairement oculté par tous le gouvernements successif depuis 1954...


C'est beau la France ! C'est grand la France !


C'est généreux (pour qui...) la France !


Quelle honte !


J'ai cotoyé plusieurs de ces "rescapés" et + de 50 ans aprés, j'ai encore des frissons en me rémémorant une partie de leur récit...



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L


Oui Charly il y a de quoi en pleurer...